• Les croisières ça m'use.


    On rêve tous d'une vie d'château,
    Où les voyages forment la jeunesse,
    Et on s'fait mener en bateau,
    Par un afflux de belles promesses.

    Je t'ai accosté au départ,
    On s'est abordé, on a rit,
    Tu étais ma seule idée phare,
    Tu t'es changée en avarie.

    J'étais un peu à la dérive,
    J'ai cru, avec toi, jeter l'ancre,
    Mais aujourd'hui, je réalise,
    Que je n'étais qu'un pauvre cancre.

    Je sentais qu'tu virais de bord,
    Que tu voulais prendre les voiles,
    Tu désirais prendre le Nord,
    On a même tenté une escale.

    Mais ton envie de bourlinguer,
    T'as quand même fait changer de cap,
    Sans moi, tu désirais voguer,
    C'était cela mon handicap.

    J'ai tenté de mettre à la marge,
    La vérité que je maquille,
    Tu as bel et bien pris le large,
    T'as réussi à prendre la quille.

    J'ai mis du temps à l'remarquer,
    Mais aujourd'hui, j'ai touché terre,
    On a beau, sur l'eau, embarquer,
    Il faut garder un pied sur terre.

    L'amour s'apparente aux bateaux,
    Où quand les rats quittent le navire,
    En bon capitaine, il me faut,
    Avec lui couler et périr.


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