• Sale défaite.

    Tu as jeté l'éponge, voulu démissionner,
    Et ce mal qui me ronge, je l'ai auditionné.
    De ses râles, de ses pleurs, j'ai pu enfin comprendre,
    Que tu n'étais qu'un leurre, à qui veut s'y méprendre.

    Tu t'es approprié, mes moindres sentiments,
    Pour les exproprier, sans un remerciement.
    J'étais épouvantail, un pantin au grand coeur,
    De ce champs de bataille, tu es le déserteur.

    Ce n'était qu'apparence, une simple devanture,
    Car c'est sans déférence, avec désinvolture,
    Que tu as pris la fuite, une sorte d'exode,
    Pour ne plus donner suite, à ces tristes épisodes.

    Cette rétractation, ce sévère plaquage,
    Terrible abdication et sinistre largage,
    Cette rupture a bon dos, car c'est en vérité,
    Un cruel abandon, lâche fatalité.

    Cette défection soudaine, m'a d'abord atterré,
    Causé beaucoup de peine, et puis m'a libéré.
    Tu m'as laissé-pour-compte, je nous croyais conjoints,
    Nous n'étions en fin de compte, que de simples cons joints.


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