• Jamais deux sans trois.

    Pour toi je me suis mis en quatre,
    Et aussi sur mon trente et un,
    Mais sans couper les ch'veux en quatre,
    Perdant, j'étais, à dix contre un.

    Sur mes deux oreilles, je dormais,
    J'ai mille raisons de t'faire la peau,
    Tu joins les deux bouts désormais,
    Entre deux coup d'cuillère à pot.

    Le démon d'midi qui t'escorte,
    T'en as juste fait ton p'tit quatre heures,
    Chacun voit midi à sa porte,
    Ou cherche midi à quatorze heures.

    Faut être un as et très sérieux,
    Pour courir deux lièvres à la fois,
    T'as juste omis qu'un tient vaut mieux,
    Bien souvent que deux tu l'auras.

    Sept ans de malheur, de déveine,
    A se mettre, au carré, la tête,
    A se saigner aux quatre veines,
    Telle la cinquième roue d'la charette.

    J'vois défiler les quatre saisons,
    J'brûle ma chandelle par les deux bouts,
    Treize à la douzaine de raisons,
    J'ai de vouloir te tordre le cou.

    Tu m'as fait un bouillon d'onze heures,
    J'aurais dû m'méfier, c'était louche,
    Tourner sept fois, pendant des heures,
    Ma langue bien pendue, dans la bouche.

    Pourquoi r'mettre les pendules à l'heure,
    Les deux sons d'cloche ont retentis,
    On s'retrouv'ra, il n'y a pas d'erreur,
    Sans doute, la s'maine des quatre jeudis.

    Tu t'en fiches comme de l'an quarante,
    Tu n'as plus rien à me prouver,
    Maint'nant, j'repars comme en quarante,
    Une de perdue, dix de r'trouvées.


  • Commentaires

    1
    Mercredi 19 Juillet 2006 à 00:56
    Jamais
    Jamais 203
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    2
    Dimanche 3 Septembre 2006 à 16:18
    marrant
    ça me fait penser un peu à Prévert...
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